L’EMPIRE, LE CONSTAT.

L’EMPIRE, LE CONSTAT.

De nos jours, la guerre semble omniprésente à travers le monde. Quelle est la part de responsabilité des États-Unis dans cette instabilité mondiale ? Sous quelles formes ces conflits se manifestent-ils ? Qui en subit réellement les conséquences ? Face à un tel constat, y a-t-il lieu de désespérer ?

Dans son livre le dernier Mitterrand, Pierre-Marc Benhamou rapporte cette célèbre citation que lui aurait faite François Mitterrand vers la fin de sa vie :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec les États-Unis. Les États-Unis veulent une hégémonie sans partage sur le monde. C’est une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre sans mort apparemment. Et pourtant, une guerre à mort ».

Pour ma part, biberonné aux récits enjolivés de la saga américaine depuis ma tendre enfance où je jouais au cowboy, le film Le Jour le plus long, la chanson de Sardou Les Ricains et de nombreuses autres productions hollywoodiennes m’avaient persuadé d’une chose : les Américains étaient un peuple ami et allié mu par les nobles idéaux de la défense des libertés et de la démocratie.

Il m’a fallu subir deux électrochocs pour que je change d’avis :

Le premier est le film de Kevin Costner, Danse avec les loups. Ce magnifique film, qui retrace les relations empreintes d’humanité, d’amour et d’amitié entre le héros qui occupe seul un poste avancé de l’armée américaine et une tribu d’Indiens, se termine sur le bruit sourd de l’armée qui avance, laissant présager l’extermination à venir de la tribu. C’est alors que j’ai réalisé (à 46 ans !) la terrible réalité : ces « braves cowboys » que j’admirais tant dans mon enfance avaient en réalité perpétré un génocide.

Le second est le visionnage, dans les années 2020, de l’intervention d’un député au Parlement belge (Réf. 1). Dans cette vidéo de 19 minutes, ce député démontre, en énumérant une série de faits précis, que les États-Unis figurent en réalité parmi les puissances les plus agressives envers les autres nations du monde.

Alors oui, les États-Unis veulent bien une hégémonie sur le monde. Comment cette hégémonie se manifeste-t-elle ?

  • Une hégémonie par les armes

Le budget du ministère de la Défense des États-Unis s’élève à près de 900 milliards de dollars — un montant supérieur à la somme des budgets de défense des dix pays suivants ! — Et Donald Trump parle désormais de le porter à 1 500 milliards de dollars !

Ajoutez à cela environ 800 bases ou implantations militaires réparties à travers le monde (à comparer aux 20 ou 30 implantations de la Russie, essentiellement dans les anciennes républiques de l’URSS).

Entre 1945 et 2020 les États-Unis ont réalisé 52 interventions armées sur la planète.(*)

  • Une hégémonie par la monnaie

Les États-Unis se sont employés sans relâche à imposer de force la suprématie du dollar dans l’ensemble des transactions mondiales. (2*)

C’est un avantage considérable qui permet de recourir à la planche à billets à moindre coût et de faire supporter le poids de leurs dépenses par l’ensemble de la planète.

En complément, ils se sont arrogés un pouvoir juridique exorbitant rattaché au principe de l’extraterritorialité du dollar : toute entreprise effectuant des transactions en billets verts tombe sous la juridiction américaine et peut être condamnée par celle-ci. La Société Générale en 2018 et le groupe Alstom en 2014 en ont fait la tragique expérience (3*).

Et pour finir, le fait d’effectuer ses transactions internationales en dollar constitue pour un pays, une vulnérabilité majeure que les États-Unis n’hésitent pas à exploiter pour l’asphyxier économiquement en cas de désaccord. L’Iran en a fait l’amère expérience fin 2025 (4*).

  • Une hégémonie par l’ingérence et l’organisation de coups d’états

À chaque fois la CIA (Central Intelligence Agency) est à la manœuvre. Elle mène des opérations clandestines dans le but de renverser le régime en place par des coups d’état. Ces ingérences consistent à diffuser de fausses rumeurs, soudoyer la presse pour désinformer, corrompre des dirigeants civils et militaires, recruter des instigateurs de manifestations, commanditer des assassinats, payer des manifestants, armer des factions d’opposants, etc.

Depuis sa création en 1947, la CIA a mené des dizaines d’opérations dans le Monde (5*)

  • Une hégémonie par le renseignement

La CIA, spécialisée dans le renseignement humain, et la NSA (National Security Agency), dédiée au renseignement électronique, mènent une activité intense pour surveiller l’ensemble de la planète : citoyens, dirigeants et entreprises. Que ces cibles soient des ennemies ou des alliées importe peu. Edward Snowden nous a ainsi appris en 2013 que Chirac, Sarkozy, Hollande, Schröder et Angela Merkel et leurs ministres étaient placés sur écoute, notamment avec la complicité du Danemark par lequel transitent des câbles sous-marins de fibre optique.

  • Une hégémonie par le soft-power (le pouvoir d’influence)

Il s’agit de la conquête sans armes qui repose sur la propagande, la corruption des Élites et l’orchestration de « révolutions de couleurs »

    • La propagande

Elle vise tout d’abord à promouvoir une image valorisante et attrayante de l’Occident en vantant ses valeurs fondamentales (démocratie, liberté, droit de femmes, etc.) lesquelles sont systématiquement utilisées pour justifier ses multiples agressions à travers le monde. Par ailleurs, ces agressions qui sont pour la plupart illégales, ne sont jamais condamnées par les pays occidentaux qui se comportent véritablement comme des vassaux dociles envers leur suzerain (7)*.

Mais elle sert surtout à imposer les narratifs officiels et à diaboliser toute forme d’opposition.

Pour y parvenir, la CIA à l’étranger et le FBI sur le territoire national infiltrent et compromettent l’ensemble des structures d’influence : les médias, les réseaux sociaux mais aussi les productions culturelles, du simple album de bande dessinée jeunesse aux superproductions hollywoodiennes, sans oublier les séries télévisées, la musique et la littérature. Sont également mis à contribution, les experts de tous horizons — universitaires, anciens militaires ou spécialistes — : quoi de plus convainquant, que de faire relayer ces narratifs par des figures d’autorité intellectuelle ? L’interview ci-jointe d’un universitaire américain en offre une démonstration éclairante (Réf 2). Cette stratégie de propagande s’avère redoutablement efficace(6*).

    • La corruption des élites

Elle vise à placer dans les pays soumis des dirigeants dociles qui sont élus grâce aux manœuvres que nous avons analysées dans un courrier précédent (Réf 3).

Il faut savoir que ces dirigeants sont repérés et encadrés très tôt par une pléthore d’organisations américaines ou pro-américaines qui ont pour objectif de constituer un réseau de dirigeants mondiaux pour promouvoir officiellement les « nobles valeurs de l’Occident » (8*).

    • L’orchestration de révolutions de couleurs

Il s’agit d’obtenir le renversement de régimes dans les pays qui résistent à l’Empire, pour les remplacer, au moyen de méthodes non violentes, par des régimes plus obéissants. Ces révolutions ont bonne presse en Occident, car elles sont non violentes et menées au nom des « nobles valeurs occidentales ». Jusqu’à présent, les pays visés ont été surtout ceux de l’ex-URSS (9*).

Pour comprendre ce qu’est vraiment une révolution de couleur, je recommande vivement le visionnage de cette vidéo distrayante (Réf 5) qui relaye le témoignage d’un repenti, Félix Marquardt lequel travaillait aux côtés de Rafaël Glucksmann à la consolidation du pouvoir du président Saakchvili installé en 2003 par la révolution des Roses, en Géorgie. Travail rémunéré 30 000€ par mois par une ONG américaine !

    • L’Europe

L’asservissement européen constitue un cas d’école d’hégémonie par le soft power. J’ai dédié une lettre spéciale à ce sujet en m’appuyant sur les témoignages de hauts responsables américains : ils y décrivent leur vision de l’Europe et les méthodes qu’ils ont employées pour la vassaliser. C’est édifiant ! (Réf 6)

OU EN EST ON AUJOURD’HUI ?

Il apparaît clairement que nous vivons un tournant géopolitique majeur. La volonté hégémonique des États-Unis, affirmée au sortir de la Deuxième Guerre mondiale puis renforcée après la chute de l’URSS, se trouve aujourd’hui sérieusement battue en brèche sur deux fronts :

1. Sur les champs de bataille

  • L’Iran : La situation démontre qu’un pays disposant de ressources limitées peut tenir tête à la première puissance mondiale. Grâce à une stratégie asymétrique, préparée de longue date, il exploite avec intelligence son arsenal de missiles derniers cris et les vulnérabilités du système néolibéral mondialisé.
  • L’Ukraine : La dynamique en cours montre que la Russie est en mesure de faire face à l’ensemble des forces de l’OTAN ainsi qu’à des sanctions économiques sans précédent. Loin d’effondrer son modèle, ces restrictions ont renforcé sa résilience et son autonomie. Il reste à espérer que l’aboutissement de ce conflit qui se fera sans aucun doute au profit de la Russie se déroulera sans recours aux armes nucléaires et sans frappes sur les sites européens cobelligérants.

2. Sur le plan intérieur

  • Le peuple américain éprouve une lassitude grandissante face à ces conflits extérieurs qui appauvrissent le pays. Bien que Donald Trump ait été élu avec la promesse de mettre fin à ces engagements, sa conduite déplorable a provoqué la désolidarisation de sa base MAGA qui avait pourtant joué un rôle décisif dans sa campagne électorale. Enfin la médiatisation de ces deux guerres sur les réseaux sociaux, alimentée par des experts de haut vol et de tous horizons a mis en lumière le dessous des cartes de cette politique belliciste. Nous y reviendrons plus en détail ultérieurement.

CONCLUSION

Mitterrand avait-il raison ? Sommes nous réellement en guerre avec les États-Unis ? La réponse est oui.

Cette guerre d’influence, menée sans les armes via le soft power, a progressivement transformé l’Europe en un vassal obéissant. La domination américaine s’exerce à travers deux relais majeurs, l’Union européenne et l’OTAN, façonnés et orientés depuis des décennies par les réseaux d’influence de la CIA. (Réf 6)

Devons nous rester optimiste ? La réponse est à nouveau oui.

Après ces deux défaites majeures, cette guerre qui ne dit pas son nom devrait s’arrêter en Europe. Les États-Unis devraient finir par accepter la multipolarité du monde tout en se recentrant sur leur continent. Cela signifie qu’ils renonceraient à leurs ambitions de démanteler la Russie, abandonnant ainsi l’Ukraine et les Européens. L’OTAN n’aurait alors plus aucune raison d’être.

L’OTAN disparaîtra-t-elle ? Probablement. Toutefois, le déconditionnement de nos élites — dont le cerveau a été programmé par la CIA avec un logiciel anti-russe — prendra du temps. La tentation sera grande pour elles, ne serait-ce que pour préserver leur confort, de recréer l’OTAN sous une autre forme (coalition des volontaires, armée européenne, etc.).

On peut quand même espérer qu’à terme, le réalisme et la sagesse l’emporteront, et qu’enfin nous élirons chez nous des dirigeants non atlantistes qui travailleront réellement pour le peuple de France.

Je vous remercie de m’avoir lu jusqu’au bout.

 

Bien cordialement,
Christian TORRELL, maire de Contrazy

Notes de bas de page :

(*)

Parmi les 52 pays agressés, on peut citer le Vietnam, le Chili, le Soudan, le Congo, l’Afghanistan, la Libye, l’Éthiopie, la Yougoslavie… et surtout l’Irak, avec plus de 600 000 morts, dont plus de la moitié étaient des civils, parmi lesquels figurent plusieurs dizaines de milliers d’enfants.

(2*)

Les États-Unis ont notamment imposé le dollar comme monnaie exclusive du commerce pétrolier mondial. Quiconque s’est attaqué à cette hégémonie du pétrodollar — comme Muammar Kadhafi, Saddam Hussein ou Christophe de Margerie (l’ex-patron de Total) — l’a, selon toute vraisemblance, payé de sa vie.

L’ancien sénateur Yves Pozzo di Borgo rapportait que déjà, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que le Shah d’Iran proposait de nous vendre son pétrole en francs, le négociateur français reçut des menaces de mort le visant personnellement ainsi que toute sa famille. Face à la pression, Pompidou avait préféré renoncer, déclarant : « Ces gens-là sont trop puissants. ».

(3*)

La Société Générale a dû s’acquitter d’une amende de 1,34 milliard de dollar pour avoir maintenu ses transactions en dollar avec des pays sous embargo américain (Cuba, Iran, Soudan).

Alstom a été condamné par la justice américaine pour des faits de corruption liés à des contrats libellés en dollars en Indonésie et au Moyen-Orient ! l’amende s’est élevée à 772 millions de dollars ;

Auparavant, le 14 avril 2013, l’un de ses cadres dirigeants, Frédéric Pierucci, avait été arrêté à sa descente d’avion à l’aéroport John F. Kennedy de New York alors qu’il effectuait un déplacement professionnel. Il fut emprisonné plus de deux ans aux États-Unis, emprisonnement qui constitua le principal levier d’une stratégie de « guerre économique ».

Cette redoutable pression judiciaire a puissamment favorisé la prédation de la branche énergie du fleuron français par le géant américain General-Electric.

(4*)

Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, s’est ouvertement vanté d’avoir orchestré fin 2025, plusieurs manœuvres financières ciblées sur les transactions en dollar de l’Iran pour provoquer une dépréciation massive du Rial iranien. Cette dévaluation brutale a entraîné une flambée incontrôlable des prix des produits importés, à l’origine d’immenses manifestations populaires à travers le pays. L’objectif recherché était de créer un climat d’instabilité propice à un changement de régime. Cette manœuvre financière jointe à l’infiltration de commandos armés supervisés par le Mossad israélien à l’origine de plusieurs milliers de morts, a échoué.

(5*)

Parmi les pays déstabilisés par la CIA, on peut citer le Guatemala, Cuba, le Chili, le Nicaragua ou encore le Congo. La première opération majeure de déstabilisation menée par la CIA s’est déroulée en Iran en 1953, avec le renversement du Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui avait nationalisé les compagnies pétrolières britanniques et instauré un régime démocratique. Suite à ce renversement, l’exploitation du pétrole a de nouveau été confiée à des intérêts privés au travers d’un consortium international (40 % américain, 40 % britannique, 14 % néerlandais et 6 % français). Le Shah Mohammad Reza Pahlavi a alors instauré une dictature pro-occidentale basée sur la terreur, ce qui a fini par provoquer la Révolution et l’installation de la dictature islamique en 1979 par l’Ayatollah Khomeini. Cette dernière a ensuite étendu son influence à l’ensemble du Moyen-Orient. On peut considérer que, conjointement avec Israël soutenu par les États-Unis, ces deux acteurs ont déstabilisé complètement la région, aboutissant à la situation apocalyptique que nous y connaissons aujourd’hui.

(6*).

Lors des guerres du Vietnam et d’Afghanistan, l’opinion publique américaine est restée convaincue de la victoire imminente de ses troupes jusqu’aux débâcles finales. De même, lors de la première élection de Donald Trump, la population a été persuadée que son succès aux élections découlait d’une ingérence russe, avant que l’intéressé ne soit entièrement blanchi au terme d’un long parcours judiciaire.

En France, une large part de la population reste convaincue que Vladimir Poutine est un ogre assoiffé de pouvoir mû par une volonté irrépressible de reconstituer l’ex-URSS ou de déferler sur l’Europe. De même l’idée d’une victoire possible de l’Ukraine est constamment réactivée. Ces analyses que l’on pourrait qualifier au minimum de simplistes, sont assénées quotidiennement dans les médias traditionnels sans aucun débat contradictoire, alors même que certains contradicteurs de haut niveau — tels que Jacques Baud, Xavier Moreau ou Xenia Fedorova — ne sont jamais entendus et font l’objet de sanctions, de fermetures de comptes bancaires et d’interdictions de séjour en Europe.

(7*)

Parmi les agressions qui nous touchent de près, l’agression de la Serbie en 1999 et le bombardement de Belgrade pendant 78 jours par les forces de l’OTAN, sans aucun mandat de l’ONU, n’ont fait l’objet d’aucune condamnation. La Serbie souhaitait simplement conserver la province du Kosovo sécessionniste, tout comme l’Ukraine souhaitait garder les provinces du Donbass sécessionnistes. Même problème qu’en Ukraine, mais condamnation différente quand l’agresseur est américain.

Pire ! En février 2026, l’Iran, en pleines négociations avec les Américains, est violemment agressé par ces derniers. Cette attaque décime plusieurs dizaines de hauts dignitaires iraniens et détruit un pensionnat de jeunes filles (170 morts), en violation totale du droit international qui interdit de tels actes.

À la suite de cette agression, l’Iran convoque le Conseil de sécurité de l’ONU. Une quinzaine de pays, dont la France, prennent la parole pour condamner… l’Iran ! Ils lui reprochent d’avoir bombardé les pays du Golfe, tout en omettant de préciser que l’Iran visait les bases américaines installées dans ces pays, en réponse à l’attaque dont il venait d’être victime. Pas un seul pays n’a condamné l’agression incroyable des États-Unis.

(8*)

Parmi ces organisations on peut citer l’Atlantic-Council (Conseil Atlantique), Les Young Global Leaders (jeunes dirigeants de demain), La National-Endowment for Democraty (Fondation nationale pour la démocratie), L’Open Society (la société Ouverte) de Georges Soros,

Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Jean Noël Barreau sont passés par au moins une de ces organisations. Benjamin Haddad, ministre du gouvernement Barnier a été le directeur de l’Atlantic Council Europe.

Klauss Schwab, patron du Forum de Davos et fondateur des Young Global Leaders, s’est félicité plusieurs fois de la capacité de ce programme à placer ses anciens membres au sein de la plupart des gouvernements occidentaux.

(9*)

La Serbie (révolution des Bulldozers en 2000), la Géorgie (révolution des Roses en 2003), le Kirghizistan (révolution des Tulipes en 2005) et l’Ukraine (révolution orange en 2004) ont toutes été le théâtre de tels soulèvements.

À chaque fois, la CIA est à la manœuvre : elle s’appuie sur les organisations précitées (8*) et sur des ONG (organisations non gouvernementales) pour aider les opposants à se structurer afin de mener la révolution. Ces opposants sont souvent des étudiants très motivés, attirés par le modèle occidental. Ils se montrent particulièrement créatifs en adoptant des modes d’action non violents symbolisés par des logos simples et efficaces.

Bien qu’ayant été couronnées de succès, ces révolutions n’ont pas été pérennes. L’objectif d’implanter des gouvernements pro-occidentaux durables a échoué, le pouvoir ayant la plupart du temps été repris démocratiquement par les forces adverses.

Par exemple, en Ukraine, Viktor Iouchtchenko (pro-occidental), installé en 2004 à la suite de la révolution orange, a été remplacé par Viktor Ianoukovitch (pro-russe), élu démocratiquement en 2010. Il a fallu la révolution violente du Maïdan en 2014 pour chasser Viktor Ianoukovitch et le remplacer par Petro Porochenko (pro-occidental et prédécesseur de Volodymyr Zelensky).

Cette deuxième révolution s’apparente à un coup d’État (environ 100 morts) fomenté par les néoconservateurs américains, qui se sont appuyés sur des mouvements ukrainiens d’extrême droite et néonazis. On se souvient notamment de l’image de Victoria Nuland, sous-secrétaire d’État américaine aux Affaires étrangères, distribuant des petits pains sur la place du Maïdan. Celle-ci s’est vantée par la suite que le soutien à ce putsch avait coûté aux États-Unis près de cinq milliards de dollars !

Par la suite, la politique résolument pro-occidentale et antirusse menée par Porochenko a mené à la guerre du Donbass entre 2014 et 2022. 14 000 ukrainiens des deux bords sont morts ce qui a fini par conduire à la catastrophe que l’on connaît aujourd’hui. Dans cette vidéo de 11 minutes, Nicolas Sarkozy en fait une excellente analyse (Réf 4)

Réf 1 :

Raoul Hedebouw :Député Belge

L’impérialisme US est le plus grand danger pour la paix dans le monde.

https://www.youtube.com/watch?v=lRjTGOP48PY

Réf 2 :

Élites infiltrées par la CIA. À voir si vous voulez comprendre comment vous êtes manipulé.

Glen DEISEN et professeur Gibbs / Arizona

https://www.youtube.com/watch?v=4gScdgFvm3g

Réf 3 :

https://regardocto.fr/les-coulisses-de-lelection-presidentielle/

Réf 4 :

Sarkozy sur l’Ukraine.

https://crowdbunker.com/v/fq59esBgjUM

Réf (5)

Révolution de couleur Géorgie. Marquardt, Gluksmann

https://www.youtube.com/watch?v=KmBvOv2RGNQ

Ref 6 :

https://regardocto.fr/la-vassalisation-de-l’europe/

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2 commentaires

  1. Quelle énergie ! je retrouve bien là le Christian qui m’a mis le pied à l’étrier il y a maintenant 37 ans (quand même !)